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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 23:45


Publié le 05-05-2009 16:50

De plus en plus, la question du genre s’aborde, se défend, se développe. Les femmes semblent elles-mêmes décidées à le porter plus haut par leur travail, leurs actions face à différentes responsabilités. Aussi, se donnent-elles les moyens, par des regroupements visant à promouvoir et encourager leur représentation dans tous les secteurs d’activités, d’une meilleure affirmation sociale et une bonne contribution au développement. 

L’Association des Femmes Africaines Géoscientifiques ou Association of African Women Geoscientist (AAWG) semble l’avoir compris, elle qui a vu le jour après que le constat ait été fait de la « participation très limitée (des femmes) aux conférences géologiques » et après qu’ait été pris par sa fondatrice, Madame Monica OMULO, le pari « d’augmenter leur visibilité et de les encourager à participer aux manifestation scientifiques ».  

L’association a instauré des Congrès biannuels dont le cinquième se tiendra en avril 2010 en Côte d’Ivoire. C’est en prélude à cette grande rencontre que s’est ouvert ce lundi 04 mai 2009, un pré-congrès à l’auditorium de PETROCI HOLDING sous la Présidence de Monsieur Kassoum FADIKA, Directeur Général de ladite structure et en présence de la Présidente Continentale de l’association, Madame Ezzoura ERRAMI accompagnée par des membres du bureau exécutif tels Mesdames JOY Obando, Vice Présidente, Kmar Ben Ismail LATTRACHE Secrétaire Général, et Monica Omulo, Représentante de l’Afrique de l’Est. 

Prenant la parole, Madame TEA Juliette, Présidente de la section Côte d’ivoire de l’AAWG et également Présidente du cinquième Congrès, a souligné le triple objectif de ce pré-congrès. Il s’agit en effet « de faire le lancement des travaux préparatoires du congrès d’AAWG de 2010 à Abidjan », « d’investir l’AAWG Côte d’Ivoire » mais aussi « de faire le toilettage des textes fondateurs d’AAWG et d’élaborer un plan d’action pour le futur ». En outre, elle a présenté l’association comme étant « un forum de discussion, d’éducation et de diffusion des informations entre les femmes dans le but de constituer un pôle international et national au service de l’Afrique en général et de chaque pays en particulier ».

Créée en 1995 au Kenya lors de la conférence de la Société Géologique d’Afrique, l’AAWG « croit que l’implication des femmes géoscientifiques dans la gestion des ressources naturelles est une facteur clé pour aider développement durable de leur continent », a exprimé sa Présidente Continentale. Elle regroupe toutes les femmes du continent africain spécialistes en géosciences notamment en géologie, géophysique, géographie, environnement, écologie, hydrogéologie entre autres. 

L’association s’est assignée de nombreuses missions à savoir « aider les femmes à trouver des solutions aux problèmes qu’elles rencontrent dans le domaine des géosciences ; promouvoir les sciences de la terre auprès des femmes ; créer un forum de discussion et de dissémination des informations et la coopération entre les femmes géoscientifiques et les autres associations engagées dans le domaine des géosciences ; promouvoir le développement durable pour la bonne gestion des ressources naturelles du continent ; enfin, promouvoir, identifier et sensibiliser pour la préservation des sites géologiques en Afrique ».

La section ivoirienne de l’AAWG dont la création a été annoncée officiellement lors  de la cérémonie d’ouverture du pré-congrès par la Présidente Continentale porte en réalité tous les espoirs de l’association mère. Elle semble la considérer comme “la première section locale véritable” appelée à servir d’exemple à l’échelle du continent. Celle créée la première fois en Ouganda en 2004 n’ayant pu depuis fonctionner normalement puisqu’elle n’avait été créée « que pour organiser le congrès de la même année dans ce pays ».

En attendant le congrès de 2010 à Abidjan, l’AAWG a déjà organisé quatre (4) congrès  dont le premier a été organisé en Afrique du sud en 2002 sur le thème : « Femmes géoscientifiques : réalisations passées et défis futurs ». Le deuxième congrès a eu lieu en 2004 en Ouganda, sous le thème: « Géosciences au service de l’environnement : réduction de la pauvreté et développement durable ». Après le troisième congrès organisé au Maroc en 2006 et ayant abordé le thème : « Femmes et géosciences pour le développement », s’est tenu le dernier en Egypte en collaboration avec le bureau de l’UNESCO au Caire sous le thème : « Femme et année internationale de la planète terre ».

Adja Diané
adja.diane@ipetrolenews.info

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Published by Zohra
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