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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 15:06
           The geological history of  Earth from Archean to Quaternary is inscribed in Africa’s rocks which are very well exposed in fascinated geological landscapes, shaped by different orogenies, and are extremely varied. Many sedimentological, paleontological, petrographical and structural witnesses of the history of Earth are of exceptional quality in Africa and many of these witnesses are unique, very educational and deserve to be preserved and presented to the general public in a less academic and more widely accessible way. These sites are even more attractive as their geographical, historical, architectural and traditional frames are exceptional.

            For these reasons, the African Association of Women in Geosciences (AAWG, www.aawg.org) created, during the preparatory meeting of its fifth conference held in Abidjan, Ivory Coast in May 2009, the African Geoparks Network (AGN, www.africangeoparksnetwork.org) to promote and conserve the geoheritage of Africa. The AGN aims to identify and make an inventory of the geological sites of outstanding value in Africa; Promote and increase the awareness among policy makers and the general public in Africa, particularly local communities about the necessity of the protection and the valorization of African geological heritage through the creation of geoparks for a sustainable local development; Build the capacity of local population in the field of geoheritage through a strong networking and the organization of conferences, seminars, symposia, training courses and workshops.

            The network aims through its activities to build long-term bridges among people interested in geoheritage, geotourism, geoconservation, environment and sustainable development (researchers, policy makers, economists, geopark and natural heritage sites and local community administrators and leaders, NGOs, business operators, Medias and individuals) in order to promote the Geopark concept and make it a lever of local sustainable development in Africa.

            Within this framework, the AAWG and the AGN organized in collaboration with UNESCO Cairo Office the First International Conference on African and Arabian Geoparks from the 20th to the 28thNovember 2011 in El Jadida (Morocco) entitled “Aspiring geoparks in Africa and Arab World”. This first conference received 87 abstracts and had been attended by more than 100 participants from 31 countries representing the five continents. This event comprises, one day pre-conference course on geoconservation and geoparks, two days technical sessions including conferences to build the capacity of the participants and six days post-conference field trip through the Moroccan High-Atlas and the Anti-Atlas Mountains as potential geoparks.

CHILE AND MOROCCO CONFERENCE 144FICAAG--98-.JPG
FICOAAG--106-.JPGTerrain AGN 2011

Some photos from the conference

This Conference was an opportunity to build the capacity of the participants, to share experiences and to promote the geoparks concept for society. The conference also plays a crucial role in stimulating scientific collaboration and networking within African and Arabian countries and the international community involved in geoparks and geoconservation. The main outcome of that first conference is “El Jadida Declaration”. It was decided during that conference that the second conference on African and Arabian geoparks will be held in 3 years. The future venue will be decided in one year time in the country that will do much work concerning the promotion and the creation of geoparks. During the next three years, many workshops will be organized in some African and Arabian countries in order to promote the geopark concept and to build the capacity of local population. Three countries (Tunisia, Senegal and Yemen) proposed their candidature to host the next workshops. As a follow up of the conference and in order to promote the African and Arabian Geoheritage, a special publication will be dedicated to the papers presented during the conference.

by Ezzoura ERRAMI
Equipe de Géodynamique, Géo-éducation et Patrimoine Géologique, Faculté des Sciences, Département de Géologie, 24000, El Jadida (Maroc). Email: erramiezzoura@yahoo.fr 
6th Conference of the African Association of Women in Geosciences, Yaounde (Cameroun) 21-27 April 2012
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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 15:04

Un géoparc est un territoire qui possède des sites géologiques d’une importance exceptionnelle quant à leurs qualités éducatives et/ou scientifiques, leur rareté ou seulement leur valeur esthétique. Un géoparc dispose d’une solide structure de gestion et de limites bien définies. Avec une superficie suffisamment importante, il permettra de générer un développement socio-économique local durable, notamment grâce au géotourisme.  La composante historique, environnementale et culturelle au sein d'un géoparc est très importante pour l'identité régionale et présente une valeur ajoutée prise en considération pour l’identification et la promotion du géoparc à l’échelle locale, régionale, nationale et internationale.

Un géoparc est doté de la logistique nécessaire qui lui permet d’organiser des activités éducatives et culturelles qui répondent aux attentes du visiteur, de l’intéressé, du chercheur, de l’étudiant... Ceci est possible par l’installation de panneaux interprétatifs des paysages qui permettent au visiteur d’avoir une idée globale sur l’histoire géologique et géomorphologique de la région. La  création de musées, de centres d'information et de géoroutes ; l’organisation des expositions, de séminaires, des visites guidées, des excursions au profit des élèves et des étudiants permettent de renforcer le développement socio-économique de la région.

Un géoparc est un laboratoire à ciel ouvert, accessible aux chercheurs, aux étudiants des universités et des instituts et permet de renforcer de la recherche scientifique pour un développement durable.

Un géoparc contribue à l’autonomisation des femmes (en milieu rural) grâce à des programmes éducatifs et de formation, qui permettent de renforcer leurs capacités et leurs compétences. C’est un cadre qui permettra également de les encourager à se regrouper en structure ou coopérative pour valoriser et promouvoir leurs produits locaux à l’échelle régionale et internationale. Elles seront encouragées à créer de nouveaux produits autour du patrimoine géologique.

La Terre nous fourni généreusement des ressources naturelles (eau, nourriture, minerais, pétrole, …), des matériaux pour construire nos outils, nos maisons et nos ouvrages. Elle agit sur notre mode de vie, nos pratiques agricoles et même nos traditions et nos mythes. Les géoparcs ont été crées pour développer et renforcer les méthodes de conservation de notre Terre en tant qu’héritage géologique non renouvelable. Dans les géoparcs, un équilibre entre utlisation et conservation doit être respecté. C'est ainsi que la création de collections et de musées est encouragé pour conserver et promouvoir cet héritage.

L’un des rôles principaux des géoparcs est d’augmenter les activités socio-économiques et participer au développement durable local par le biais du géotourisme. En attirant un nombre croissant de visiteurs, un géoparc favorise le développement socio-économique par la promotion d'un label de qualité lié à l'héritage naturel local. Il contribue aussi à la prise de conscience des populations locales et des visiteurs de l’importance des bonnes pratiques pour la préservation de l’environnement. Un géoparc peut participer à l’instauration d’une paix durable en sensibilisant la population locale à sa vraie valeur en tant que patrimoine naturel, en l’encourageant à s’impliquer dans sa préservation et son développement et en encourageant la créations des géoparcs transfrontaliers.

L’histoire géologique de la Terre, de l’Archéen au Quaternaire, est inscrite dans des roches marocaines, bien exposées dans de fascinants paysages géologiques. Beaucoup de témoins sédimentologiques, paléontologiques, pétrographiques et structuraux, racontant l'histoire de la Terre, sont d'une qualité exceptionnelle au Maroc. Plusieurs sites sont uniques, très pédagogiques et méritent d'être préservés et présentés aux visiteurs, spécialistes ou non, d’une manière moins académique et accessible au grand public. Ces sites sont encore plus attractifs grâce à leur cadre géographique, historique, architectural et culturel exceptionnel

Pour faire bénéficier le continent africain et le monde arabe de ce concept, l’Association Africaine des Femmes en Géosciences a initié, au cours de la réunion de préparation de sa cinquième conférence qui a eu lieu en Abidjan (Côte d’Ivoire) en 2009, le Réseau Africain des Géoparcs. Cette initiative a été soutenue par la suite par l’UNESCO, l’Union Internationale des Sciences Géologiques (IUGS), le Réseau Global des Géoparcs, la Société Géologique d’Afrique (SGAf) et d’autres organismes nationaux et internationaux. 

Le Réseau Africain des Géoparcs a pour principaux objectifs :

** l’identification, l’inventaire et la promotion des sites géologiques africains ;

** la sensibilisation à la nécessité de la protection et de la valorisation du patrimoine géologique africain à travers la création des Géoparcs en vue d’un développement socio-économique local durable ;

** le renforcement des capacités des populations locales dans le domaine du patrimoine géologique à travers le renforcement de travail en réseau et l’organisation des conférences, des séminaires, des symposiums, des formations et ateliers de travail.

En se référant aux objectifs cités ci-dessus, l’Association Africaine des Femmes en Géosciences (AAWG,www.aawg.org) et le Réseau Africain des Géoparcs (AGN) ont organisé en collaboration avec le Bureau de l’UNESCO du Caire la Première Conférence Internationale sur les Géoparcs Africains et Arabes sous le titre «Potentiels Géoparcs en Afrique et dans le Monde Arabe». Cette conférence, première à l’échelle du continent africain et du monde arabe, a été abritée par l’Université Chouaib Doukkali-Faculté des Sciences d’El Jadida le 21 et le 22 Novembre 2011. Cette conférence a été précédée par un cours sur la géoconservation et les géoparcs assuré par le Prof. José Brilha de l’Université de Minho (Potugal).

Dans le but de promouvoir le patrimoine géologique marocain et à travers lui le Maroc comme une destination touristique auprès des participants africains, arabes et le reste de la communauté internationale, une excursion post-conférence a été organisée du 23 au 28 Novembre 2011. Ce périple a pris départ des Doukkala pour traverser le Haut-Atlas et l’Anti-Atlas et arriver aux gorges de Todra.

Cette manifestation a reçu 87 résumés détaillés representant 39 pays des cinq continents (Maroc, Algérie, Tunisie, Lybie, Egypte, Yémen, Syrie, Jordanie, Liban, Soudan, Ethiopie/Autriche, Bénin, Sénégal, Mali, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ouganda, Kenya, Tanzanie, Afrique du Sud, Zimbabwe/Botswana, Nigeria, Madagascar, Zambie, Portugal, France, Irlande, Australie, Pays-Bas, Allemagne, Turquie, Espagne, Italie, Grèce, Roumanie, USA, Chine et l’Inde). Des delegations representants 31 pays ont effectivement participé à cette conférence.

L’UNESCO, à travers ses bureaux du Caire et de Nairobi, et son siège principal de Paris, est le sponsor officiel de cette conférence. D’autres organismes nationaux et internationaux ont soutenu cette conférence tels que l’Union Internationale des Sciences Géologiques, PETROCI Holding (Côte d’Ivoire), OROMIN (Sénégal), l’Ambassade de France au Maroc, le Centre National de la Recherche Scientifique et Technique, la Direction régionale de la Culture de la région Doukkala-Abda, l’AMST. En remerciant tous ces organismes, nous remercions également les Ambassades du Maroc d’avoir facilité l’obtention de visas, permettant aux participants de divers pays d’assister à cette conférence.

Plus d’informations sur la conférence seront disponibles sur le site web de la conférence,www.africangeoparksnetwork.org

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 00:01


Publié le 23-05-2009 18:00

Professeur Ezzoura ERRAMI, Présidente de l'Association Africaine des Femmes en Géosciences, AAWG: "L’AAWG est convaincue que l’implication des femmes dans la gestion des ressources naturelles du continent au service d’un développement socio-économique durable est devenue une urgence pour participer à établir une paix durable sur notre continent".

Ipetrolenews.info a rencontré Ezzoura ERRAMI, Professeur à la Faculté des Sciences de l’Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida au Maroc, Conseillère à l'Union Internationale des Sciences Géologiques, Présidente de l'Association Africaine des Femmes en Géosciences et Présidente de l’Association Civilisations Sans Frontières lors du Pré-congrès organisé par la section ivoirienne de son association le 04 mai 2009 à Abidjan. La préparation du cinquième congrès de l'AAWG en avril 2010 et l'investiture de sa section ivoirienne étaient entre autres les objectifs principaux de ce pré-congrès qui s’est achevé le 08 mai 2009 par une rencontre avec Monsieur Monnet Léon Emmanuel, Ministre des Mines et de l’Energie qui a montré son plein soutien aux objectifs de l’association. Dans un entretien, le Professeur Ezzoura ERRAMI s'est ouverte sur l'histoire de l'association, ses objectifs et son parcours depuis sa création. 

ipetrolenews.info : Vous êtes la Présidente de l’Association Africaine des Femmes en Géosciences et venez d’annoncer officiellement la création de la section Côte d’Ivoire de votre association. Mais existe-il une section au Maroc, votre pays ?
Pr Ezzoura ERRAMI :
 Pas pour le moment. Pourquoi ? Parce qu’il faut d’abord réviser les statuts pour qu’ils soient adaptés à la gestion des sections locales. Autrement, ça va être difficile et donc on est là pour revoir les statuts. Il faut que la relation entre l’association mère et les sections locales soit claire et bien définie noir sur blanc pour pouvoir gérer toutes les sections locales à l’échelle de l’Afrique. La première section  locale a été créée en 2004 mais qui progresse difficilement. On est aujourd’hui à la deuxième qu’on aimerait bien qu’elle soit  un exemple à prendre dans la création des autres sections locales. Après adoption des statuts par les membres du bureau exécutif et des membres de l’association, on va lancer la prochaine section qui serait probablement la section tunisienne. Ils ont déjà commencé à travailler là-dessus et juste après on va créer la section marocaine et ainsi de suite.
Le nouveau bureau exécutif été élu en Avril 2008 au Caire lors du 4ème congrès de l’AAWG. Ce que nous avons réalisé en une année c’est la création d’un site web de l’association, son enregistrement et l’ouverture d’un compte bancaire qui est en cours. Les statuts ont été révisés. Les posters, les dépliants en langues françaises et anglaise et les cartes d’adhésion sont en cours de finalisation. Il faut d’abord asseoir l’association mère puis s’ouvrir sur le plan local en créant des sections dans tous les pays africains capables de s’auto gérer.

ipetrolenews.info : Mais où est alors la première section locale ?
Pr Ezzoura ERRAMI :
 La première section est en Ouganda.

ipetrolenews.info : Avez-vous une idée de ce que la section ougandaise fait pour les Femmes en Géosciences dans ce pays et pour les étudiantes orientées vers la filière ?
Pr Ezzoura ERRAMI :
 La section ougandaise, au début, a été créée juste pour gérer le deuxième congrès qui a eu lieu en 2004 à Kampala en Ouganda. Après le congrès, il n’y a pas eu beaucoup d’activités. C’est normal parce qu’elle a été créée pour une action. Alors que là, nous créons la section ivoirienne pour l’action donc pour le prochain congrès mais pour assurer la continuité. C’est pourquoi on travaille là-dessus pour qu’elle soit un des leviers du développement et d’instauration de la paix en Côte d’Ivoire. L’AAWG est convaincue que l’implication des femmes dans la gestion des ressources naturelles du continent au service d’un développement socio-économique durable est devenue une urgence pour participer à établir une paix durable sur notre continent. Le choix de "Femmes et Géosciences pour la Paix" comme thème fédérateur de la 5ème conférence de l’AAWG qui sera organisée du 11 au 17 Avril 2010 à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, est bien dans la ligne de notre conviction.

ipetrolenews.info : Mais en attendant d’être d’accord sur les statuts de l’association et sur ses relations avec les sections locales, quel plan avez-vous déjà pour favoriser l’accroissement des Femmes en Géosciences en Afrique ? 
Pr Ezzoura ERRAMI : : 
Vous savez la création d’un congrès qui est dédié surtout aux femmes géoscientifiques a montré son efficacité. De plus en plus de femmes montrent leur intérêt à participer à ces manifestations scientifiques par excellence. On a adopté un système de rotation régionale pour permettre aux femmes de participer au moins à la conférence organisée dans leurs pays ou dans les pays voisins.
Les publications relatives à ces conférences encouragent les femmes à publier leurs travaux soit dans les revues nationales soit dans des revues internationales. De la 3ème conférence organisée au Maroc en 2006, on a fait deux volumes spéciaux dédiés surtout aux femmes, un en Français sous le thème "Femmes, Géosciences et développement" qui a été publié en 2007 aux Notes et Mémoires du Service Géologique du Maroc, et un en anglais publié en 2009 sous le thème "Aspects of geological knowledge for sustainable development in Africa: Women in African Geoscience" dans le Journal of African Earth Sciences. 
En plus lors de nos congrès, on essaye de trouver le maximum de sponsors pour faciliter la mobilité d’un bon nombre de femmes. 
La création de prix d’excellence viendrait renforcer nos souhaits pour que plus de jeunes femmes participeraient à nos conférences.
Un des objectifs des associations est la sensibilisation des jeunes filles à l’importance que peut jouer les sciences de la terre pour la société et les opportunités d’emploi dans ce domaine. Dans ce sens une réunion est prévue avec les jeunes filles d’un des lycées d’Abidjan.
Dans le but de promouvoir les sciences de la terre en général nous visons de travailler sur l’enseignement des géosciences de l’école primaire à l’université et ceci à l’échelle du continent. 

Ipetrolenews.info : A quand donc l’Association Mondiale des Femmes Géoscientifiques ?
Pr Ezzoura ERRAMI : 
Pour le moment on est une association africaine qui est ouverte à toute personne physique ou morale qui soutient nos objectifs. La création d’une association à l’échelle internationale est une autre étape.  Moi j’en ai des idées dans ce sens et on a commencé déjà à en parler à un niveau international, vu qu’il y a une Association des Femmes Géoscientifiques Américaines, une association en Allemagne et une en Mongolie etc…. Donc il y a une mouvance qui montre un intérêt des femmes géoscientifiques à se regrouper. Avoir une association à l’échelle internationale serait une bonne initiative. 

Ipetrolenews.info : Quelles sont vos relations avec les autres associations qui s’occupent des femmes géoscientifiques dans le monde ?
Pr Ezzoura ERRAMI :
 Les premières relations commencent à se tisser progressivement. On a eu l’occasion de discuter avec la Présidente de l’Association des Femmes Géoscientifiques Mongoliennes qui est ouverte à toute coopération. Pour l’Association des Femmes Américaines, on a eu le premier contact en 2006. Les deux associations sont invitées à participer à la table ronde que nous organisons avec l’UNESCO sous le thème "Femmes & Géosciences" durant le premier congrès international des jeunes géoscientifiques qui aura lieu en Chine en 2009. 

Ipetrolenews.info : Et avec les associations qui s’intéressent aux femmes Ingénieurs en général ?
Pr Ezzoura ERRAMI :
Pour les autres associations de femmes, c’est un projet qui est en cours de discussion au sein du bureau exécutif de l’association. Mais les organismes qui s’intéressent aux sciences à l’échelle de l’Afrique on a de très bon contact avec la Société Géologique d’Afrique et avec le Conseil International des Sciences - Bureau Régional d’Afrique basé en Afrique du sud. On est affilié à l’Union Internationale des Sciences Géologiques. L’UNESCO a toujours partiellement sponsorisé nos congrès.

Propos recueillis par Adja Diané
adja.diane@ipetrolenews.info

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 23:45


Publié le 05-05-2009 16:50

De plus en plus, la question du genre s’aborde, se défend, se développe. Les femmes semblent elles-mêmes décidées à le porter plus haut par leur travail, leurs actions face à différentes responsabilités. Aussi, se donnent-elles les moyens, par des regroupements visant à promouvoir et encourager leur représentation dans tous les secteurs d’activités, d’une meilleure affirmation sociale et une bonne contribution au développement. 

L’Association des Femmes Africaines Géoscientifiques ou Association of African Women Geoscientist (AAWG) semble l’avoir compris, elle qui a vu le jour après que le constat ait été fait de la « participation très limitée (des femmes) aux conférences géologiques » et après qu’ait été pris par sa fondatrice, Madame Monica OMULO, le pari « d’augmenter leur visibilité et de les encourager à participer aux manifestation scientifiques ».  

L’association a instauré des Congrès biannuels dont le cinquième se tiendra en avril 2010 en Côte d’Ivoire. C’est en prélude à cette grande rencontre que s’est ouvert ce lundi 04 mai 2009, un pré-congrès à l’auditorium de PETROCI HOLDING sous la Présidence de Monsieur Kassoum FADIKA, Directeur Général de ladite structure et en présence de la Présidente Continentale de l’association, Madame Ezzoura ERRAMI accompagnée par des membres du bureau exécutif tels Mesdames JOY Obando, Vice Présidente, Kmar Ben Ismail LATTRACHE Secrétaire Général, et Monica Omulo, Représentante de l’Afrique de l’Est. 

Prenant la parole, Madame TEA Juliette, Présidente de la section Côte d’ivoire de l’AAWG et également Présidente du cinquième Congrès, a souligné le triple objectif de ce pré-congrès. Il s’agit en effet « de faire le lancement des travaux préparatoires du congrès d’AAWG de 2010 à Abidjan », « d’investir l’AAWG Côte d’Ivoire » mais aussi « de faire le toilettage des textes fondateurs d’AAWG et d’élaborer un plan d’action pour le futur ». En outre, elle a présenté l’association comme étant « un forum de discussion, d’éducation et de diffusion des informations entre les femmes dans le but de constituer un pôle international et national au service de l’Afrique en général et de chaque pays en particulier ».

Créée en 1995 au Kenya lors de la conférence de la Société Géologique d’Afrique, l’AAWG « croit que l’implication des femmes géoscientifiques dans la gestion des ressources naturelles est une facteur clé pour aider développement durable de leur continent », a exprimé sa Présidente Continentale. Elle regroupe toutes les femmes du continent africain spécialistes en géosciences notamment en géologie, géophysique, géographie, environnement, écologie, hydrogéologie entre autres. 

L’association s’est assignée de nombreuses missions à savoir « aider les femmes à trouver des solutions aux problèmes qu’elles rencontrent dans le domaine des géosciences ; promouvoir les sciences de la terre auprès des femmes ; créer un forum de discussion et de dissémination des informations et la coopération entre les femmes géoscientifiques et les autres associations engagées dans le domaine des géosciences ; promouvoir le développement durable pour la bonne gestion des ressources naturelles du continent ; enfin, promouvoir, identifier et sensibiliser pour la préservation des sites géologiques en Afrique ».

La section ivoirienne de l’AAWG dont la création a été annoncée officiellement lors  de la cérémonie d’ouverture du pré-congrès par la Présidente Continentale porte en réalité tous les espoirs de l’association mère. Elle semble la considérer comme “la première section locale véritable” appelée à servir d’exemple à l’échelle du continent. Celle créée la première fois en Ouganda en 2004 n’ayant pu depuis fonctionner normalement puisqu’elle n’avait été créée « que pour organiser le congrès de la même année dans ce pays ».

En attendant le congrès de 2010 à Abidjan, l’AAWG a déjà organisé quatre (4) congrès  dont le premier a été organisé en Afrique du sud en 2002 sur le thème : « Femmes géoscientifiques : réalisations passées et défis futurs ». Le deuxième congrès a eu lieu en 2004 en Ouganda, sous le thème: « Géosciences au service de l’environnement : réduction de la pauvreté et développement durable ». Après le troisième congrès organisé au Maroc en 2006 et ayant abordé le thème : « Femmes et géosciences pour le développement », s’est tenu le dernier en Egypte en collaboration avec le bureau de l’UNESCO au Caire sous le thème : « Femme et année internationale de la planète terre ».

Adja Diané
adja.diane@ipetrolenews.info

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 21:44

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Le choix du thème "Femme et Géosciences pour la Paix" et de la ville de Grand Bassam comme lieu de la 5ème conférence de l'Association Africaine des Femmes en Géosciences intitulée "Femmes & Géosciences pour la Paix" n’est pas fortuit. Nous avons tenu par cette conférence à rendre hommage à toutes ces vaillantes et courageuses femmes d'Abidjan et de Bassam, parties en 1949 à l'assaut de la prison civile, et qui, par cet élan héroïque, achevèrent de sensibiliser toutes les femmes de la Côte-d'Ivoire à la lutte libératrice. Cette conférence vise surtout à mettre le point sur l'importance de la paix pour tout développement scientifique et socio-économique durable sur le continent africain. C'est dans ce cadre que nous avons organisé une marche pour la paix pour sensibiliser sur l'importance de la restauration d'une paix en Côte d'Ivoire. Autrement, tout le travail qu'on est en train de faire sera éphémère. Marchons toutes et tous chacune et chacun à sa manière pour une paix durable sur notre continent

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 21:37

APPEL DE GRAND BASSAM POUR LA PAIX

PAR LES FEMMES GEOSCIENTIFIQUES «AAWG »

 

Ø Considérant que les Géosciences s’intéressent à la connaissance et à la gestion des ressources et des risques naturels ;

Ø Considérant que les Géoressources qui devraient être une source de richesse sont cependant de nos jours à l’origine de divers conflits ;

Ø Considérant que malgré leur nombre limité sur le continent, les femmes géoscientifiques participent à travers l’éducation et la recherche scientifique au développement socio-économique des nations ;

Ø Considérant que les géoscientifiques peuvent aider les gouvernements  africains dans la mise en œuvre de grand projet de développement durable ;

Ø Considérant qu’il n’ ya pas de développement durable sans paix.

 

Nous les participants à la 5ème conférence de l’AAWG que nous tenons du 11 au 17 Avril 2010 à Grand Bassam sous le thème « Femmes et Géosciences pour la Paix » à l’unanimité :

·       encourageons les femmes africaines à s’impliquer davantage dans les Géosciences ;

·       s’accordons sur la nécessité d’une paix durable sur le continent en général et en Côte d’Ivoire en particulier ; 

·       appelons tout le peuple ivoirien et les autres pays africains à œuvrer à travers leurs activités et médiations, au rétablissement urgent de la Paix et l’harmonie dans une Côte d’Ivoire réunifiée, pour un rapide redécollage socio-économique.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 20:35

Cr-ation-de-biblioth-que 6383                   
L'Association Civilisation Sans Frontières "CiSaF" a inauguré son projet de création de bibliothèques dans le monde rural par la création de sa première bibliothèque dans l’Ecole Oulad Zalim (Groupe Scolaire Aataata,  Commune Sidi Ismaël, Province d’El Jadida). Cette première  bibliothèque, crée le Samedi 13 Mars 2010, a vu le jour grâce à la participation de l’école Ange Bleu (El Jadida), la Faculté des Science d’El Jadida, l’Ecole la Découverte (Casablanca) et des personnes physiques. La journée a été accompagnée d’une sensibilisation à l’importance de la lecture surtout dans un monde où il n'y’a presque pas d’activités culturelles et/ou sportives. Des ateliers de lecture et d’écriture ont été organisés au profit de 200 élèves du Groupe Scolaire Aataata (tous niveaux confondus). Des ateliers de dessin libre ont été organisés au profit des tous petits qui ne savent pas encore écrire. Une initiation aux nouvelles technologies d’information et de communication a été faite au profit des élèves du 5ème et 6ème.

Une évaluation des retombées de la création de cette bibliothèque sur les élèves sera organisée annuellement. Chaque fin d’année scolaire sera couronnée par une fête de remise de prix au profit des élèves qui arrivent à lire, à comprendre et à faire un résumé d’un nombre maximal des ouvrages consultés.

 


Pour conclure, je souhaiterais en tant que présidente de la CiSaF, initiatrice et coordinatrice de ce projet que tous les enfants du monde rural puisse trouver dans le livre l'ami et le compagnon.

Nous remercions vivement le Directeur du groupe scolaire Aataata et tous les enseignants et les enseignantes de l'école Oulad Zalim et l’association Al Hoda pour leur accueil et pour la bonne ambiance qui nous a permis de travailler dans de bonnes conditions. A tous ces élèves qui ont participés à cette journée, je leur dirais, vous avez du potentiel, essayez svp de le développer et nous croyons en vous.


Notre campagne de collecte de livres, des étagères, de jouets et de vêtements est toujours ouverte. Celles et ceux qui seraient intéressés à faire partie de cette action sont priés de nous écrire à l’adresse suivante "Association Civilisations Sans Frontières, Faculté des Sciences, B.P. 20, Université Chouaïb Doukkali, El Jadida, Maroc". Vous pouvez aussi nous contacter via courriel à l’adresse suivante  erramiezzoura@yahoo.fr

 

Pour conclure, je tiens à remercier tous celles et ceux qui ont participer à rendre cette action possible.     
 

Ezzoura Errami

P.S. Plus de photos de cette activité seront mises en ligne très bientôt

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 23:39

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Une question que n’importe quel citoyen  pourrait se poser en voyant ces centaines de sacs de plastique d'environ une tonne chacun déposés dans une carrière située à une centaine de mètres de l’école Jaafra (Commune Sidi Abed, Province d’El Jadida, Maroc). Que contiennent exactement ces sacs? Des déchets de la SONASID certes mais de quelle nature et de quelle composition chimique? Comment a-t-on donné l'autoristasion pour installer une carrière en plein agglomération? Comment le président de la commune de Sidi Abed permis l'installation de cette carrière?.

Après avoir soulevé la question, lors d'une édition de la semaine de l’environnment organisée par l’Association Doukkala, à Monsieur le Gouverneur d’El Jadida et au representant du Ministère de l’Energie et des Mines, Eau et Environnment et aux représentants de SONASID, ils ont mis une bâche pour couvrir les sacs!! voilà ou en est la situation pour le moment.


 

 

 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 22:33



Lors d'une visite à la plage de Mrizika, située à une quarantaine de kilomètres au sud de la ville d'El Jadida, j'ai été vraiment étonnée par l'état de la dégradaton du cordon dunaire à cause des carrières de sable. Je me demande quel effet auraient ces images sur les responsables qui ont donnés l'autorisation pour défigurer la beauté sauvage de nos plages, destabiliser leurs dunes et détruire leurs écosystèmes.

Ezzoura Errami

 

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 17:40

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le but de sensibiliser sur l'importance que peut jouer la lecture dans un monde ou les activités culturelles sont très rares voire même absente, l'Association Civilisations Sans Frontières "CiSaF" vient de lancer une compagne de collecte de livres pour créer des bibliothèques dans le monde rural.

L'inauguration des bibliothèques serait accompagnée d'une activitivité de sensibilisation à travers des ateliers de lecture et d'écriture au profit des élèves des écoles. Un suivi sera assuré tout au long de l'année pour permettre aux membres de l'association de s'assurer que les livres sont utilisés d'une manière optimale.

Si vous avez besoin de vous séparer de vos livres? Si vous aves besoin de leur offrir une seconde vie? Nous prions des les envoyer à l'adresse suivante:

Ezzoura Errami, Fondatrice et Présidente le la CiSaF
Département de Géologie,
Faculté des Sciences, B.P. 20,
24000, El Jadida, Maroc
                         


 

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